Les écoles doivent apprendre aux élèves, dès leur plus jeune âge, à développer leur esprit critique et à interagir avec les autres en respectant les codes sociaux, et les aider à comprendre pourquoi différents groupes ont des intérêts et des points de vue différents, souligne Eurydice. Toutefois, selon un rapport publié récemment par cette même organisation sur la durée d’enseignement annuelle recommandée pour l’enseignement obligatoire de plein exercice en Europe pour la période 2017/2018, dans plus de deux tiers des systèmes d’éducation en Europe prévoyant une plage horaire minimale pour l’enseignement des sciences sociales, le temps réservé à cette matière ne représente qu’environ 10 % de la durée totale de l’enseignement, une durée largement inférieure à celle prévue pour les mathématiques et les sciences naturelles. 

Les cadres politiques de soutien développés avec le concours des partenaires sociaux de l’éducation, ainsi que le renforcement de la coopération entre le personnel enseignant, la direction des établissements scolaires, les employeurs de l’éducation, les parents et les élèves, sont des éléments essentiels pour implanter la citoyenneté démocratique et l’éducation inclusive en Europe. Telles sont les principales conclusions du Rapport de recherche « Enjeux et bonnes pratiques en matière de promotion de la citoyenneté et des valeurs de liberté, tolérance et non-discrimination grâce a l'éducation », préparé par Dominique Danau (SAGO Research) et Florence Pauly (P&F Consulting) pour le projet EU CONVINCE (valeurs communes de l’UE et éducation inclusive).

Il importe de recruter les enseignant·e·s les plus brillant·e·s pour que les jeunes puissent acquérir les compétences qui leur permettront de s’épanouir dans le monde de demain, conclut l’OCDE dans son rapport « Des enseignants et chefs d’établissement en formation à vie – Résultats de TALIS 2018 ». Cette enquête a été menée auprès de 260.000 enseignant·e·s et directions d’établissements scolaires de 15.000 écoles primaires et secondaires dans 48 pays de l’OCDE, dont 29 pays européens, à savoir l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l'Angleterre (Royaume-Uni), l'Espagne, l'Estonie, la Fédération de Russie, la Finlande, la France, la Géorgie, la Hongrie, Israël, l'Islande, l'Italie, le Kazakhstan, la Lituanie, Malte, la Norvège, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, la Turquie, les Pays-Bas, la Roumanie et le Royaume-Uni.

Le 21 juin 2019, à l’occasion de la 108e session de la Conférence internationale du travail de l’OIT (centenaire), une majorité écrasante de participant·e·s a voté en faveur des ambitieuses Convention et Recommandation concernant l’élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail.Cet instrument sans précédent a pour objectif de protéger l’ensemble des travailleur·euse·s, tant dans le secteur public que privé, y compris les demandeur·euse·s d’emploi, les travailleur·euse·s à temps partiel, les stagiaires, les apprenti·e·s et les bénévoles.

Quels sont les dangers des innovations dans l’éducation que l’on doit aux entreprises ? Quels sont les effets de l’analyse des données d’apprentissage et de l’intelligence artificielle sur la formation des élèves et l’emploi et le bien-être du personnel enseignant ? Comment promouvoir une utilisation éthique de l’analyse des données d’apprentissage et de l’intelligence artificielle au profit de chaque élève, quelle que soit sa situation socio-économique ? Comment faire face au risque de cyber-harcèlement des enseignant·e·s et du personnel de l’éducation ? 

Les 24 et 25 juin derniers, le département des universités et de la recherche du ministère italien de l’Education, qui abrite le secrétariat du Groupe de suivi de Bologne jusqu’en 2020, a organisé un événement majeur en coopération avec l’Université de Bologne, l’observatoire Magna Charta Universitatum, l’EUA, l’ESU et d’autres partenaires, afin de célébrer le 20e anniversaire du Processus de Bologne.