Entre avril 2016 et février 2017, le Swiss Dachverband Lehrer und Lehrerinnen Schweiz (LCH) a publié dans son magazine mensuel une série sur la santé des enseignant(e)s. Le LCH a mené un projet étendu sur la santé des enseignant(e)s en Suisse, dans le but de renforcer la promotion et la protection de la santé dans les écoles suisses pour parvenir à mettre en place une gestion de la santé professionnelle dans toutes les écoles du pays. Le magazine du LCH a suivi le projet et les articles publiés en décrivent les différents aspects, notamment la présentation du parcours d’enseignant(e)s tombé(e)s malades, un exemple de gestion de la santé dans une école, le calcul des dépenses publiques et privées liées à la santé des enseignants(e),ainsi qu’une évaluation de la loi fédérale en ce qui concerne la promotion et la protection de la santé dans les écoles. Les résultats du projet soulignent la nécessité d’une gestion de la santé pour les enseignant(e)s dans les écoles : environ 1/5 des enseignant(e)s travaillent à temps partiel pour contrer les risques sanitaires liés à leur profession, ils/elles souffrent du manque de pauses et de la faiblesse des infrastructures (éclairage, la qualité de l'air et de l'acoustique).

La santé et le bien-être des enseignant(e)s sont prioritaires dans l'ordre du jour du CSEE et font l'objet de plusieurs projets. De 2014 à 2016, le CSEE a mené un projet intitulé « Les partenaires sociaux et la promotion de lieux de travail décents dans le secteur de l'éducation en vue d'une vie professionnelle plus saine », qui a utilisé des études de cas nationales pour identifier les bonnes pratiques de prévention sur le stress au travail et les risques psychosociaux. Sur la base de ce projet, le CSEE et la FEEE (Fédération européenne des employeurs de l'éducation) et EU-OSHA prévoient de développer un outil interactif en ligne d'évaluation des risques pour le secteur de l'éducation. Le CSEE a également mené d’autres projets portant notamment sur la violence des tiers, le cyber-harcèlement et la santé et la sécurité des enseignant(e)s en période d’austérité.