Salaires, emplois, conditions de travail, réformes : l'éducation en danger. Grève commune le 1er février!

Publié:

Le CSEE exprime aujourd'hui sa solidarité avec les syndicats français FSU, FNEC FP - FO, CGT Educ'Action, SUD éducation, dans le cadre de l'action de grève pour l'augmentation des salaires des enseignants, contre les suppressions de postes et contre la mise en œuvre à marche forcée des réformes du système éducatif.

« 47 % des personnels des collèges, des lycées et des CIO sont en grève aujourd’hui à l’appel du SNES-FSU et d’une large intersyndicale. C’est même une grève majoritaire en collège avec plus d’un.e professeur.e sur deux qui est gréviste, ce qui marque un refus clair et net du projet de la réforme du collège. Des collèges sont fermés comme par exemple dans l’académie de Limoges, dans l’académie de Versailles, en Normandie, on compte 70 à 80 % de grévistes. » Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES -FSU.

La crise de recrutement dans l'enseignement persiste en raison des bas salaires, ce qui nuit à l'attractivité du métier d'enseignant en France. Les syndicats de l'éducation réclament des augmentations de salaires significatives, notamment pour faire face à la forte inflation et à la suppression du "Pacte" (le "pacte enseignant" était proposé à tous les professeurs des écoles pour s'engager à effectuer des missions supplémentaires tout au long de l'année, en échange d'augmentations de salaires). Malgré de premières mesures en 2023, le ministre refuse de discuter de nouvelles mesures cruciales, envisageant plutôt un changement hiérarchique.

Le Pacte a échoué, créant des divisions et des interprétations erronées. Le refus du ministre d'aborder les mesures salariales d'urgence pour les AESH (enseignants accompagnant les élèves en situation de handicap) et les AED (assistants d'éducation) ne fait qu'aggraver le problème. Des mesures urgentes sont nécessaires pour éviter les suppressions d'emplois, réduire la taille des classes et améliorer les conditions de travail.

Les enseignants et les AESH sont à bout. Nos organisations demandent d'urgence la défense de l'enseignement spécialisé, du statut de fonctionnaire, de la juste rémunération des AESH, et le retrait des mesures prises dans le cadre de l'acte 2 de la réforme de l'école inclusive, qui pousse les enseignants et les services sociaux à faire plus avec moins de moyens.

La réforme des lycées professionnels menace les principes de l'éducation. Les syndicats de l'éducation demandent son retrait et invitent le ministre à ouvrir une concertation transparente sur l'enseignement professionnel. Les mesures du "choc des connaissances" annoncées par le ministre s'écartent des objectifs de démocratisation. 

Le CSEE est aux côtés de la FSU, de la FNEC FP - FO, de la CGT Educ'Action, de SUD éducation pour leur action de grève et de manifestations le 1er février 2024. Une réaction immédiate est vitale pour le bien-être des professionnels de l'éducation et la qualité de l'enseignement en France ! 

Comme le dit Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat SNES -FSU : « L’urgence est salariale : les promesses du président de la République n’ont pas été tenues et le déclassement salarial de nos professions continue. Cette paupérisation pèse lourdement sur le quotidien des personnels, en particulier en période d’inflation, et aggrave la crise d’attractivité. »