Grève d'avertissement au Monténégro

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La grève d'avertissement a eu lieu le 4 septembre 2023. Les demandes du Syndicat de l'enseignement du Monténégro (TUEM) ont été soutenues par plus de 80 pour cent des employé·e·s du secteur de l'éducation. C’était pour le bien de leur système éducatif. La participation à la grève d’avertissement, avec des revendications claires concernant l’ensemble du système éducatif, a été plus importante que prévu. Cela a amené le Premier ministre et le ministre de l'Éducation à donner des indications positives pour résoudre les problèmes accumulés dans le secteur de l’éducation et à déclarer qu’ils espèrent répondre à toutes les demandes dans la période à venir.

Les principales demandes étaient adressées au gouvernement du Monténégro : rétablir un statut digne pour les travailleur·euse·s de l'éducation, assurer la protection des employé·e·s contre la violence et le harcèlement sur le lieu de travail, appliquer le droit constitutionnel de grève, libérer l'emploi dans l'éducation de l'influence politique, résoudre le problème de déficit d’enseignant·e·s.

Le Comité syndical européen de l'éducation (CSEE) a récemment exprimé son soutien indéfectible au TUEM. Ce geste de solidarité répond aux inquiétudes concernant les amendements à la loi monténégrine sur la grève, qui pourraient avoir des conséquences considérables sur les droits des salarié·e·s du secteur de l'éducation.

Le CSEE reconnaît les efforts du TUEM pour souligner le rôle essentiel d'une éducation publique de qualité dans la promotion d'une société juste et équitable. Alors que le Monténégro aspire à rejoindre l'Union européenne, il devient impératif de s'aligner sur les principes de partenariat social soulignés dans les récentes communications de l'UE.

Le parcours du Monténégro vers l'adhésion à l'UE souligne l'importance d'adhérer aux principes du dialogue social. Le CSEE soutient le TUEM dans sa quête de mise en œuvre du principe d'implication des travailleur·euse·s du socle européen des droits sociaux, conformément aux conventions de l'OIT sur la consultation tripartite.

Le message du CSEE est clair : pour que les systèmes éducatifs prospèrent, ils doivent offrir aux éducateur·trice·s des emplois stables, une rémunération compétitive et des charges de travail gérables. Pour y parvenir, il faut un dialogue social significatif entre le gouvernement et les syndicats. Après le succès de la grève d’avertissement du TUEM, le CSEE se tient résolument aux côtés de ce dernier, réitérant un soutien inébranlable.