Le 19 novembre, l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA) a publié son rapport sur l’«Intégration des jeunes réfugiés dans l’UE». Il identifie de sérieux obstacles dans les approches d'intégration existantes pour les jeunes (âgés de 16 à 24 ans) dans les domaines de la réunification familiale, du logement, de la protection sociale, de la santé ou de l'éducation et fournit des exemples de bonnes pratiques émanant d'États membres de l'UE. Les données montrent que dans certains pays de l'UE, les enfants réfugiés doivent attendre jusqu'à un an avant d'être scolarisés. L’éducation est un droit pour toutes et tous et les syndicats de l’éducation ont la responsabilité d’exhorter les gouvernements à accélérer ce processus.

Bien que les jeunes enfants migrants aient en principe le droit d'accéder à l'enseignement obligatoire et gratuit dans la plupart des pays de l'UE, ils n’en bénéficient pas toujours et son application varie d'un État membre à l'autre, certains enfants attendant entre 3 mois et un an avant d'aller à l'école. Le rapport considère que les barrières linguistiques, la bureaucratie administrative, les capacités limitées des écoles et le manque d’enseignant·e·s sont les principales raisons des retards d’inscription. En outre, certain·e·s réfugié·e·s ont souligné la nécessité de suivre un enseignement professionnel au lieu d'un enseignement supérieur.

En ce qui concerne l'éducation et la formation professionnelle à l’intention des adultes, le rapport montre également que les mesures d'inclusion ne commencent normalement qu'une fois qu'une personne a obtenu l'asile. Certains pays, tels que l'Allemagne et la Suède, ont mis en place des programmes d'inclusion obligatoires pour les titulaires du statut de protection et les demandeur·euse·s d'asile ayant de bonnes chances d'obtenir un statut de protection. Selon la FRA, les demandeur·euse·s d'asile devraient avoir le plus tôt possible accès à l'éducation, à la formation professionnelle et à l'emploi, afin de les aider à parvenir à l'autonomie économique et à s'intégrer plus facilement dans la société.

Le rapport de recherche du projet commun du CSEE et de la FEEE sur la promotion de l’intégration efficace des migrant·e·s et des réfugié·e·s dans les systèmes éducatifs par le dialogue social, qui recommande une inclusion des migrant·e·s dans les systèmes éducatifs encouragée par divers soutiens, arrive aux mêmes conclusions. Les résultats du projet ont également montré le rôle clé du dialogue social dans l’inclusion effective des migrant·e·s dans l’éducation et la société.

Les Lignes directrices communes CSEE-FEEE pour l'intégration effective des migrants et des réfugiés dans l'éducation, ainsi que le cadre de qualité pour une intégration effective des migrant·e·s et des réfugié·e·s dans l'éducation, doivent être proposés pour adoption lors de la prochaine session plénière du Dialogue social sectoriel européen dans l'éducation, le 2 décembre 2019.

Susan Flocken, Directrice européenne, a déclaré: «Nous devons améliorer la législation et l’application de la législation existante afin de garantir un accès rapide à une éducation de qualité pour toutes et tous, en tenant compte des différents besoins et des différentes compétences et capacités, quel que soit leur statut migratoire. La diversité croissante de nos sociétés appelle à mettre davantage l'accent sur la promotion de l'inclusion dans les établissements d'enseignement afin de lutter contre toutes les formes d'intolérance, d'exclusion sociale et de xénophobie