Pour la huitième année consécutive, la Commission européenne publie son rapport Suivi de l’éducation et de la formation, présenté au 2e Sommet européen de l’éducation par Tibor Navracsics, Commissaire européen responsable de l’éducation. Ce rapport révèle que l’enseignement préprimaire, primaire et post-secondaire est mieux financé qu’auparavant, tandis que les écoles secondaires, au contraire, sont confrontées à une diminution de leurs subventions. Environ un tiers des 5,7 millions d’enseignant·e·s de l’UE sont âgé·e·s de 50 ans ou plus.

Comme à l’accoutumée, l’édition 2019 du Suivi de l’éducation et de la formation met l’accent sur les objectifs rencontrés par les Etats membres de l’UE en regard du programme Education et Formation 2020 et passe en revue les mesures qui ont été prises pour répondre aux problématiques en lien avec l’éducation dans le cadre du processus du Semestre européen.

Le rapport de cette année met l’accent sur le développement de la carrière des enseignant·e·s, leur formation, leur rémunération et leur évaluation. Il ressort de l’enquête que seul·e·s 18 % des enseignant·e·s du cycle inférieur de l’enseignement secondaire au sein de l’UE estiment que leur profession est valorisée par la société.

Au cours du 2e Sommet européen de l’éducation, le Commissaire Tibor Navracsics a présenté les principales conclusions du rapport de suivi :

  • l’UE compte 5,7 millions d’enseignant·e·s dans l’enseignement primaire et secondaire.
  • 32,8 % des enseignant·e·s de l’enseignement primaire et 39 % des enseignant·e·s de l’enseignement secondaire étaient âgé·e·s de 50 ou plus en 2017.
  • 37,8 % des enseignant·e·s sont qualifié·e·s pour enseigner à des élèves en situation de handicap.
  • 23,5 % des enseignant·e·s sont qualifié·e·s pour enseigner dans des classes multiculturelles.
  • 24,2 % des enseignant·e·s sont qualifié·e·s pour enseigner à des élèves défavorisé·e·s.

L’édition de cette année montre les progrès réalisés depuis le coup d’envoi en 2009 du programme Education et Formation 2020 mais indique néanmoins que près de 20 % des élèves de 15 ans en Europe sont exposé·e·s à un risque de précarité scolaire.

Toujours selon le rapport de suivi, les Etats membres de l’UE ont investi 4,6 % de leur PIB dans leurs systèmes éducatifs, soit moins qu’en 2014 (4,9 %). Les investissements publics enregistrent une baisse dans l’enseignement secondaire et post-secondaire (– 1,3 % entre 2016 et 2017), mais une hausse dans l’enseignement préprimaire et primaire (+ 1,4 %) et dans l’enseignement supérieur (+ 1,7 %).

Lors de sa présentation du rapport au 2e Sommet européen de l’éducation, le Commissaire Tibor Navracsics a mis en exergue la nécessité de respecter les enseignant·e·s et de mieux les valoriser au sein de nos sociétés. En réponse, notre Présidente Christine Blower a pris la parole et a rappelé au Commissaire Navracsics que redorer le blason des enseignant·e·s ne suffisait pas à subvenir à leurs besoins. Elle a déclaré qu’il était compréhensible que la définition des barèmes salariaux soit une compétence nationale, mais que les politiques financières de l’UE continuaient à exercer une pression sur les salaires et les retraites des enseignant·e·s. Ces montants doivent être augmentés et il est donc important de garder à l’esprit l’influence des politiques de l’UE.

Pour consulter le rapport Suivi de l'éducation et de la formation en intégralité, cliquez ici.