Le 11 avril 2019, les partenaires du projet deShame, Childnet International (Royaume-Uni), Save the Children (Danemark), Hek Vonal (Hongrie) et l'Université de Central Lancashire (Royaume-Uni), ainsi que leurs comités consultatifs pour la jeunesse, ont lancé leur programme pour les écoles «Step up, Speak up» dans le but de lutter contre le harcèlement sexuel en ligne, dans le cadre d'une collaboration fructueuse d'une durée de deux ans.

Sur la base des conclusions des recherches qualitatives et quantitatives sur les expériences de harcèlement sexuel en ligne vécues par des jeunes au Royaume-Uni, au Danemark et en Hongrie, deux ressources clés, une trousse à outils pour les enseignants et un guide pour les écoles, ont été créés pour inviter les jeunes à faire un pas en avant et à s’exprimer. Elles sont toutes les deux disponibles sur le site du projet. La trousse à outils pour les enseignants comprend des activités pratiques et des matériels à mettre en œuvre et à utiliser en classe, tels que des plans de cours sur les moyens de reconnaître les cas de harcèlement sexuel en ligne, d’y réagir et de les signaler, une présentation à réaliser en public, un atelier animé par des pairs, des films, des affiches, des exemples d’engagements et un quiz interactif. De même, les conseils à l’attention des écoles comprennent des documents informatifs et extrêmement utiles, tels que des conseils sur la façon de comprendre, de prévenir et de réagir au harcèlement sexuel en ligne, un plan d’action pour soutenir les jeunes ayant un comportement sexuel préjudiciable en ligne, ainsi que des webinaires de formation du personnel.

Le CSEE a suivi de près la violence sexiste dans les systèmes éducatifs en Europe dans le cadre de son projet «Donner aux syndicats d’enseignants les moyens d’aborder l’égalité des sexes dans la profession enseignante à travers le dialogue social»  et se félicite de cette approche concrète visant à combattre ce problème qui prend de l’ampleur. Le CSEE rappelle que les écoles ont besoin d’une infrastructure appropriée, d’assistants techniques et d’un financement public suffisant pour promouvoir une utilisation responsable des TIC, qui favorise l’inclusion dans l’éducation et offre aux étudiants les connaissances et les valeurs nécessaires pour utiliser les outils numériques de manière positive et critique.

Pour en savoir plus, consultez le rapport de recherche complet deShame ici.